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Passant devant une vitrine équipée d’un écran

Conseils · 7 min de lecture

Combien de temps un passant regarde-t-il un écran ?

Durée de scène, taille des textes, contraste : les règles simples qui font la différence en vitrine.

Un écran en vitrine ne se regarde pas comme une télévision. La personne marche, elle a déjà un téléphone en main, et elle n’a pas choisi votre programme. Le regard s’arrête souvent entre deux et cinq secondes. Au-delà, vous ne gagnez pas de l’attention : vous parlez à quelqu’un qui est déjà passé.

Une idée par scène

Une scène qui annonce une promotion, un horaires d’ouverture et un programme de fidélité demande au passant de choisir ce qu’il retient. Il n’en retient rien. Découpez. Une scène, une promesse, un visuel qui la porte. La playlist enchaîne ; le passant, lui, n’en verra souvent qu’une.

C’est le contraire d’une affiche papier, qui doit tout dire parce qu’elle ne changera pas. Ici, le support change tout seul. Autant s’en servir, plutôt que de recréer un prospectus animé. Le planning sert justement à décider quelle promesse passe à quelle heure, au lieu de tout empiler.

La taille se juge à trois mètres

Sur un écran de 55 pouces vu depuis le trottoir, un titre doit occuper une part franche de la hauteur — environ un dixième, comme ordre de grandeur, pas comme dogme. Si vous devez plisser les yeux devant la maquette, le passant ne lira pas. Activez la zone de sécurité dans l’éditeur : les bords des téléviseurs mangent souvent ce que le canevas montre encore.

Le contraste compte autant que la taille. Un titre blanc sur une photo claire de vitrine disparaît dès qu’il y a du soleil. Le détail est dans le guide un écran lisible à trois mètres.

L’animation doit avoir fini avant le départ du regard

Visez 8 à 12 secondes en vitrine. L’entrée — fondu, glissé, apparition du prix — doit être terminée avant la troisième seconde. Après, le passant ne voit plus que la fin du mouvement, sans le message. Les préréglages d’animation évitent de régler ça élément par élément, à condition de ne pas les empiler.

Ce qu’on retire en premier

Si la playlist dépasse une minute pour un flux de trottoir, enlevez d’abord les scènes « institutionnelles » : l’histoire de la maison, le logo seul, le rappel des valeurs. Elles rassurent l’équipe qui les a conçues. Elles n’arrêtent personne. Gardez-les pour le hall, où les gens attendent, et laissez la vitrine aux messages qu’on peut comprendre en marchant. La durée utile change encore selon le lieu : le comptoir et la salle d’attente ne se programment pas comme une devanture.