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Écran de hall affichant des indicateurs en direct

Méthode · 7 min de lecture

Ce que les statistiques d’un parc d’écrans doivent compter

Une impression n’est pas une diffusion. Trois chiffres utiles, et ceux qui rassurent sans rien dire.

Les tableaux de bord d’affichage dynamique adorent les grands nombres. « 128 000 diffusions ce mois-ci » rassure une direction. Ce chiffre ne dit pas si l’écran était allumé, si la bonne scène passait à la bonne heure, ni si quelqu’un pouvait la lire. Compter des lectures théoriques, c’est compter le planning, pas le parc.

Une impression n’est pas une diffusion

Si la playlist prévoit une scène toutes les dix secondes, un écran allumé douze heures produit des milliers de « diffusions » sans qu’aucun regard ne se soit posé. Utile pour une facture publicitaire. Inutile pour savoir si la promotion de 8 h a vraiment tourné avant l’ouverture. La question opérationnelle est plus étroite : cette scène a-t-elle été à l’écran, sur ce groupe, pendant ce créneau ?

Le pilotage du parc sert à ça : statut, alerte, et ce qui a réellement été envoyé. Pas à produire un équivalent d’audience.

Le temps à l’écran, pas le nombre de boucles

Une scène de 8 secondes vue deux fois informe mieux, en vitrine, qu’une scène de 45 secondes vue une fois au mauvais moment. Rapportez la durée réelle au lieu, avec la grille de durée selon le lieu. Si la scène « menu du soir » a tourné à 11 h, le volume de diffusions est excellent et le résultat est nul.

Les heures hors ligne comptent autant

Un écran muet pendant le service du midi efface l’intérêt de la semaine. Notez les heures perdues, l’écran, et la cause : réseau, alimentation, lecteur revenu à son menu. Ces heures se comparent d’un site à l’autre. Les gros totaux de diffusion, non. Le comportement attendu quand le réseau coupe est décrit dans l’écran qui ne doit pas avouer qu’il est hors ligne.

Trois chiffres, pas un mur de graphes

  • Disponibilité pendant les heures d’ouverture, par groupe d’écrans.
  • Part du créneau où la scène prévue était bien celle diffusée.
  • Scènes jamais vues en entier parce qu’elles dépassent le temps de présence — le cas typique de la vitrine.

Le reste peut attendre. Les statistiques détaillées sont dans le forfait qui les inclut, indiqué sur les tarifs. Avant d’en demander davantage, vérifiez que ces trois-là changent une décision : raccourcir une scène, déplacer un créneau, ou remplacer un lecteur qui s’éteint.